« Archéologie sous-marine au Ponant, actualité de la recherche » le 5 novembre

L’Adramar (Association pour le Développement de la Recherche en Archéologie MARitime) organise le 5 novembre à Saint-Malo, une journée d’études intitulée « Archéologie sous-marine au Ponant, actualité de la recherche ». Le programme est accessible ici.

17 septembre : Le patrimoine archéologique du littoral breton, 30 ans d’étude et de valorisation

Dans le cadre des journées du patrimoine les 17 et 18 septembre 2016, Marie-Yvane Daire et Alain Mercier feront une conférence sur Le patrimoine archéologique du littoral breton, 30 ans d’étude et de valorisation

« L’association AMARAI (Association Manche Atlantique pour la recherche archéologique dans les Îles) contribue depuis près de trois décennies à l’inventaire, l’étude, la valorisation et la sauvegarde du patrimoine archéologique des îles et du littoral de Bretagne. Les actions, thématiques ou géographiques, couvrent un champ chronologique très vaste, depuis la préhistoire ancienne jusqu’à nos jours. Deux thèmes de sensibilisation du public et des acteurs territoriaux : des sites archéologiques menacés par les effets des changements climatiques sur les côtes – l’inventaire des fours à goémon, est mené conjointement avec le service de l’Inventaire de la Région Bretagne. »

Cette conférence se tiendra le 17 septembre 2016 à 17h à Porspoder.

Quels littoraux pour demain en Bretagne-Loire ? Du 6 au 8 octobre

Le colloque « Quels littoraux pour demain en Bretagne-Loire ? À la rencontre des chercheurs et des acteurs du territoire » organisé par la Fondation de France se tiendra à Brest et Ouessant les 6, 7 et 8 octobre 2016.  C’est la première édition des rencontres territoriales en Bretagne.

Il a pour objectif :

  • Créer une réflexion collective autour des problématiques environnementales et de gestion du littoral
  • Identifier les questions des gestionnaires pour les chercheurs
  • Tisser et encourager des partenariats entre gestionnaires et scientifiques

Plus d’informations sur le site de la Fondation de France

Archaeological sites and coastal erosion along the English Channel and Atlantic shores

A participative approach for the protection of cultural heritage

Climates changes effects are very various in coastal areas. The coastal erosion, with anthropic pressure, affects not only the natural systems but also the cultural, historical and archaeological heritage, along the English Channel and Atlantic shores. The loss of heritage and scientific data had to be urgently taken into account.

In France, the gravity and urgency of this situation increased due to administrative hiatus. The erosion being considered as a natural phenomenon, so the “destroyer-payer” rules of rescue archaeology may not be applied, and then, no legal and financial means could provide an emergency response in this context.

Porz Hir. Cliché : Marie-Yvane Daire
Plougrescant, Porz Hir (Cl. M.-Y. Daire)

For these reasons, since 2006, the ALeRT project (Archaeology, Coasts and Climate Changes – Archéologie, Littoral et Réchauffement Terrestre) has been created in the CReAAH framework (Research Center in Archaeology, Archaeosciences and History – Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences et Histoire) by an interdisciplinary group of researchers (archaeologist, geomorphologist, geographer) to address this problem.

This interdisciplinary approach has brought, first, tools for observation and evaluation of the archaeological sites vulnerability (VEF: Vulnerability Evaluation Form; which is the scientific core of the ALeRT project), then sites monitoring and heritage management approaches. It allows setting up watchfulness maps, strategical approach and adapted actions on various scales (from local to regional).

A participative approach has developed, allowing researchers but also volunteers, to work in connection with archaeologists, thanks to a range of different devices, interactive and connected to a central online database: a web application has been created; thereby the field observers can document the archaeological sites under threat. More recently, a mobile app ‘ALeRT Mobile’ has created, web application accessible from tablets and smartphones. The app allows the user to type and transmit all the relevant information for each site to a secure server.

The VEF grid has been put to the test in the West of France (Brittany, Pays-de-la-Loire) and also in Galicia (Spain), in the framework of a partnership between CSIC (Superior council for scientific research – Consejo Superior de Investigaciones Científicas) and National Park of Galicia’s Islands. ALeRT project has currently several collaborations, with for example the eSCOPES project (Evolving spaces: coastal landscapes of the Neolithic in the European Land’s Ends; Durham University, United Kingdom).

ALeRT project have benefited of support from: Fondation Langlois, AMARAI (Archaeological association in the English Channel and Atlantic Islands – Association Manche Atlantique pour la Recherche Archéologique dans les Îles), Bregantia project, CNRS (National Center for Scientific Research – Centre National de la Recherche Scientifique) and of Culture and Communication Ministry. As part of ARVOR project (support of Brittany area), numerous developments have realised.

Since 2016, the project was developed with support from Fondation de France.

Scheme of the ALeRT integrated, interdisciplinary and citizen action
Distribution of ALeRT sites (C. Martin ; basemap : Geobretagne)

 


The leaflet introducing the project.


The presentation of the project.

2016

Suite à la publication du rapport « World Heritage and Tourism in a Changing Climate » le 26 mai 2016 par l’UNESCO (téléchargeable sur le site), de nombreux articles de presse ont été publiés, dont voici quelques exemples :

« Usan tecnología láser para analizar el impacto de la erosión del mar en 5 castros », un article de María Cuadrado – La Voz de Galicia, 19 novembre 2016

L’énigme des squelettes de Roc’h Louët

« À qui appartiennent les ossements humains datant du Moyen-Âge trouvés sur l’îlot Roc’h Louët, au large de Pleubian, près de Paimpol, soigneusement rangés dans des coquillages ? »

Un article de Magali Lelchat paru dans La Presse d’Armor du 15 mai 2016, à lire ici.

Rencontre avec un archéologue du littoral

« La Vendée, comme le reste de la façade atlantique, a été très abîmée par les nombreuses tempêtes qui se sont abattues l’hiver dernier. Ces dépressions à répétition grignotent le littoral, détruisent des sites archéologiques mais en font apparaître de nouveaux. Ex à l’île d’Yeu ».

La rencontre avec Jean-Marc Large est publiée par France Bleu, que vous pouvez retrouver ici.

Erratum : « Les dunes de Pors Hir ont reculé de trois mètres en une nuit. Une partie considérable d’un site de fabrication de briques datant de l’âge du fer, connu depuis 2000, a disparu du même coup » : le site de Pors Hir est un amas de briquetage, lié à la production de sel.

Le projet ALeRT

Le contexte

Les changements climatiques touchent les zones côtières avec des effets diversifiés ; ainsi l’érosion littorale, combinée à certaines pressions anthropiques, affecte non seulement les systèmes naturels mais aussi l’ensemble du patrimoine culturel, historique et archéologique des côtes de la Manche et de l’Atlantique. Cette perte de patrimoine et de données scientifiques demandait à être prise en compte d’urgence.

Archipel de Molène, site le 19 mars 2015

La gravité et l’urgence de cette situation en France se doublent de certaines lacunes administratives. En effet l’érosion étant considérée comme un phénomène naturel échappant ainsi à la règle « destructeur-payeur », personne n’en porte la responsabilité et il n’y a pas ici de responsabilité légale, donc généralement pas de moyens juridiques, ni financiers pour des interventions d’urgence dans ce contexte.

Archipel de Molène, site le 22 mars 2015

Une démarche participative est engagée, permettant aux chercheurs mais aussi aux bénévoles de travailler en lien avec les archéologues. Afin de permettre aux observateurs de terrain de renseigner les informations concernant les sites menacés, une version web dédiée a été développée, sous la forme d’une base de données interactive. Plus récemment, la démarche a été élargie par la création d’une version mobile pour Smartphone ‘ALeRT Mobile’ qui intègre, d’une façon claire et simple, la grille d’évaluation de la vulnérabilité et la base de données. Nous ne pouvons que souligner et rappeler ici l’importance de ces réseaux de bénévoles sillonnant le terrain et, en l’occurrence, les côtes, de manière régulière et notamment à la suite d’épisode de tempêtes.

Retrouvez ici une Vidéo explicative


Le projet

Le projet ALeRT (Archéologie, Littoral et Réchauffement Terrestre) est développé depuis 2006 au sein du CReAAH (Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire) par un groupe de chercheurs (archéologues, géographes, géomorphologues) investis dans les recherches en archéologie littorale et sensibilisés à la fragilité du patrimoine littoral, côtier et insulaire.

Très rapidement, ce groupe a développé une approche interdisciplinaire visant à l’élaboration d’un « modèle de vulnérabilité » du patrimoine culturel côtier, à travers une évaluation normalisée des risques, l’élaboration de cartes de vigilance et la mise en place de stratégies de recherche et d’action adaptées aux différentes échelles (du local au régional).

Plougrescant, Porz Hir (Cl. M.Y. Daire)

Le premier résultat a été l’élaboration d’un outil dédié, permettant d’évaluer la vulnérabilité des sites, sous la forme d’une grille d’évaluation normalisée et suffisamment simple pour être utilisable par différents types d’opérateurs (VEF = Vulnerability Evaluation Form).

Cet outil a été testé et appliqué sur un certain nombre de sites de l’Ouest de la France (notamment dans le cadre d’un partenariat avec le Conservatoire du Littoral et les gardes du littoral) ainsi que dans d’autres pays européens, notamment en Espagne dans le cadre d’un partenariat entre le CSIC (Consejo Superior de Investigaciones Científicas Conseil supérieur de la Recherche scientifique) et le Parc national des îles de Galice. Des collaborations sont également en cours avec le projet eSCOPES: Evolving spaces: coastal landscapes of the Neolithic in the European Land’s Ends (Durham University, Royaume-Uni).

Le projet ALeRT a bénéficié jusqu’ici du soutien de la Fondation Langlois, de l’AMARAI (Association Manche Atlantique pour la Recherche Archéologique dans les Îles), du projet Bregantia (2010FR0003, CSIC-CNRS bilateral cooperation projects), et est soutenu par le CNRS. Dans le cadre du projet ARVOR (financé par la Région Bretagne, SAD v.2 – Stratégie d’Attractivité Durable, contrat post-doctoral 2012-2014 Université de Rennes 1), de nombreux développements ont été réalisés.

Depuis 2016, ALeRT bénéficie du soutien de la Fondation de France, permettant la poursuite et la mise en place de nouveaux projets.

Pour en savoir plus, présentation du projet ALeRT à Rennes en 2012.

Schéma de l’implication d’ALeRT, de l’interdisciplinarité et de l’action citoyenne
Répartition des sites ALeRT (C. Martin ; fond de carte : Géobretagne)

 

La erosión arqueológica del litoral atlántico y canal de la Mancha

Un enfoque participativo para la protección del patrimonio

El cambio climático afecta a las zonas costeras con diversos efectos; el más evidente son las tormentas, que muestran la fragilidad y vulnerabilidad no solo de los sistemas naturales costeros, sino también del conjunto del patrimonio cultural, histórico y arqueológico de la costa atlántica. Esta pérdida de datos patrimoniales y científicos solicita ser considerado como una emergencia. Por esta razón, desde el año 2006, el proyecto ALeRT (Arqueología, Litoral y Calentamiento Terrestre – Archéologie, Littoral et Réchauffement Terrestre) fue creado por un grupo de investigadores de la Unidad Mixta de Investigación 6566 CReAAH (Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences et Histoire), expertos en la investigación de la arqueología del litoral y conscientes de la fragilidad de este patrimonio.

Plougrescant, Porz Hir (Cl. M.Y. Daire)

Desde 2010, un enfoque participativo está activo, permitiendo a investigadores y voluntarios trabajar en colaboración con los arqueólogos. Para ello se ha desarrollado una aplicación web y una aplicación móvil, concebidas como una base de datos interactiva que permite a los observadores completar la información en los sitios amenazados: ubicación, descripción, evaluación de la vulnerabilidad, comentarios y fotos. La página web del proyecto ALeRT integra las diferentes herramientas Alert Web y Alert Mobile y permite a los usuarios registrarse en línea, ver los estudios de caso que ya se han hecho y estar al corriente de los estudios en curso y las actividades del proyecto.

Las herramientas han sido probadas en numerosos sitios del litoral atlántico de Francia, así como en Galicia, como parte de una colaboración entre el CSIC (Consejo Superior de Investigaciones Científicas) y el Parque Nacional de las Islas Atlánticas. Otras colaboraciones están actualmente en curso con el proyecto eSCOPES (Espacios en evolución: paisajes costeros del neolítico en el extremo de Europa – Evolving spaces: coastal landscapes of the Neolithic in the European Land’s Ends) de la Universidad de Durham (Inglaterra).

El proyecto ALeRT ha contado hasta ahora con el apoyo de la Fundación Langlois, la asociación AMARAI (Asociación Atlántica Mancha para la Investigación Arqueológica en las Islas – Association Manche Atlantique pour la Recherche Archéologique dans les Îles), el proyecto Bregantia (2010FR0003, proyectos de cooperación bilateral CSIC-CNRS), la Región de Bretaña, el aval del CNRS (Centro Nacional de Investigación Científica – Centre National de la Recherche Scientifique) y el aval del Ministerio de cultura y de comunicación. Desde 2016, los trabajos se están llevando a cabo gracias al apoyo de la Fondation de France, dentro del programa Quel littoral pour demain?

Esquema de la implicación del proyecto, de la interdisciplinariedad y de la acción ciudadana
Distribución de los sitios amenazados del proyecto ALeRT (C. Martin ; fuente : Géobretagne)