Île de Triélen : archipel de Molène

Suivi archéologique sur l’île de Triélen : un site gaulois au péril de l’érosion 

Dans la continuité des recherches archéologiques engagées par Yvan Pailler et son équipe dans l’archipel de Molène depuis la fin des années 1990, un suivi archéologique particulier est assuré depuis plus de 10 ans sur l’un des sites de l’île Triélen. Ce site, particulièrement exposé montre une dégradation continue accélérée lors des épisodes de tempêtes, avec un recul de la micro-falaise évaluée entre 0,5 et 1 mètre par an sur cette portion de côte. Ce site, qui correspond à un établissement ‘gaulois’ (habitat et ancien atelier artisanal de production de sel), occupé au cours du second l’Âge du Fer (entre 450 et 50 av. J.-C.).

Four à sel de Trièlen. Clichés : Marie-Yvane Daire.

A défaut de pouvoir protéger le site de l’érosion, le suivi archéologique a pour objectif d’observer et d’enregistrer les informations relatives aux vestiges anciens. Les moyens mis en œuvre sont des relevés de coupe (photos, relevés stratigraphiques…), après nettoyage et redressement, et des petits sondages exploratoires limitées aux portions de la coupe déjà dégagées de leur couverture végétale ; ces sondages ont pour objectif une collecte d’échantillons (mobiliers archéologiques tels que des fragments de poteries, restes de faune ancienne : coquillages, ossements de mammifères, de poissons, etc…) qui, tamisés sur place à l’eau de mer, feront ensuite l’objet d’analyses plus approfondies.

Pour plus d’informations voir le diaporama Alert à Triélen

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