ALOA – ALeRT Outre Atlantique

Le projet ALeRT connaît un nouvel essor géographique !

En effet, les outils ALeRT vont être adaptés sur l’île de Porto Rico grâce au montage de projet international et à un financement de la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne.

Les littoraux subissent depuis plusieurs décennies une évolution rapide et des risques accrus (érosion, submersion…) menaçant non seulement des populations actuelles mais aussi le patrimoine naturel et culturel côtier. Ainsi, des milliers de sites archéologiques et historiques sont chaque jour menacés de disparition, avec ce que cela suppose de perte du point de vue patrimonial et scientifique. En réponse à cette problématique, un programme de recherche et de science participative est développé depuis 2006 dans l’Ouest de la France et rayonne sur la façade atlantique de l’Europe, le projet ALeRT (Archéologie Littoral et Réchauffement Terrestre), dont les principaux objectifs sont la connaissance du patrimoine littoral, l’évaluation de sa vulnérabilité et des moyens d’intervention, la sensibilisation des communautés et des gestionnaires. Ce projet est porté par un groupe interdisciplinaire et interinstitutionnel de chercheurs ; forts de 10 années d’expérience régionale et nationale, ils proposent aujourd’hui de mettre leur démarche et les outils innovants déjà développés au service d’un programme, géographiquement plus étendu, en partant de l’Armorique pour aller vers l’Amérique, et plus précisément les îles de la mer des Caraïbes. « ALeRT Outre Atlantique » (ALOA) vise le développement d’une coopération internationale sur cette thématique, le terrain d’étude retenu étant l’île de Porto Rico avec Isabel Rivera Collazo pour la première phase (2017-18), qui pourra être étendu ensuite à plusieurs îles des petites et grandes Antilles.

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Journées nationales de l’archéologie 17-18 juin

Pour les Journées nationales de l’archéologie (17-18 juin), le projet ALeRT sera présent à la manifestation culturelle « Il était une fois le métal… » à Locronan (Finistère), sous l’égide de l’association Ar seizh metal. Le programme est très divers, avec des conférences, des démonstrations, des expositions… Retrouvez le ici !

Venez nombreux !

Journées du CReAAH les 12-13 mai 2017

Chaque année, le CReAAH (Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire) organise des journées informant des derniers résultats de l’UMR. Elles se tiendront les vendredi et samedi 12 et 13 mai 2017 dans l’amphithéâtre Louis-Antoine, bâtiment 2A sur le campus de Beaulieu à Rennes.

Nous présenterons la communication : « ALeRT – L’archéologie littorale versus l’érosion. Chronique 2016-2017 » qui sera l’occasion de faire le bilan d’un an de travail du projet ALeRT et du soutien de la Fondation de France.

« Le littoral morbihannais : le projet ALeRT au chevet d’un patrimoine menacé », le 3 juin à la SAHPL

Le 3 juin 2017, nous présenterons le projet ALeRT à la Société d’Archéologie et d’Histoire du Pays de Lorient :

Le projet ALeRT (Archéologie, Littoral et Réchauffement Terrestre), créé en 2006 dans le cadre du CReAAH (Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire) s’intéresse à la vulnérabilité du patrimoine culturel côtier face aux effets des changements climatiques et de la pression anthropique sur le littoral. Il est actuellement soutenu par la Fondation de France (2016-2018) : « Quel devenir pour le littoral Manche-Atlantique et son patrimoine ? Apport de l’interdisciplinarité et de la science participative ».

Ce projet a de multiples objectifs, dont le développement d’aide à la priorisation des actions sur le terrain sur ces sites littoraux menacés de disparition, de dresser un état sanitaire du patrimoine littoral, ou encore de sensibiliser la communauté scientifique et le grand public à cette problématique en les invitant à participer à la démarche.

Après une présentation de ce projet, nous verrons comment 10 ans d’ALeRT ont permis de montrer l’importance de ce patrimoine côtier et surtout de sa vulnérabilité à travers des exemples à l’ouest de la presqu’île de Quiberon. Nous insisterons particulièrement sur l’île de Groix qui fait l’objet d’un suivi régulier de la part des archéologues, mais aussi d’amateurs qui ont permis la découverte de nombreux sites archéologiques.

« Archéologie du littoral en Cornouaille. Témoignage patrimonial de la montée du niveau marin », le 15 mai au Musée de Penmarc’h

Le 15 mai 2017, nous présenterons le projet ALeRT en parallèle avec les études menées dans le cadre du projet Arch-Manche pour la Cornouaille, au Musée de Penmarc’h.

Prospections à l’île de Groix, du 2 au 5 mars 2017

Du 2 au 5 mars, une partie de l’équipe ALeRT, accompagné des prospecteurs bénévoles (et parfois inventeurs des sites) sera à l’île de Groix, pour une opération de prospections sur le littoral avec différents objectifs :

– Faire un relevé et une étude topographique de l’éperon barré de l’âge du Fer de Kervédan, par Hervé Duval, dans le cadre de sa thèse intitulée « Les sites fortifiés littoraux de la façade Manche-Atlantique de l’Europe : territoires, échanges et pouvoirs, au 1er millénaire avant notre ère » (Université de Rennes 1)

– Faire un relevé et une étude topographique du site mésolithique du Gorzed par Gaëlle-Anne Denat dans le cadre de son Master II à l’Université de Rennes 2 et Jorge Calvo Gomez, dans le cadre de sa thèse portant sur « Les systèmes techniques des chasseurs cueilleurs maritimes d’Europe Atlantique » (Université de Rennes 1)

– Faire un bilan sanitaire des sites menacés et connus depuis plusieurs années, par Chloë Martin en tant que chargée de coordination du projet ALeRT, et les 3 archéologues susmentionnés.

Tout ce travail ne pourrait être réalisé sans les découvertes des prospecteurs bénévoles, et des différents programmes de recherche qui ont existé et qui existent encore sur l’île de Groix.

« Le littoral morbihannais : le projet ALeRT au chevet d’un patrimoine menacé », le 13 septembre à la Société Polymathique du Morbihan

Le 13 septembre, nous présenterons le projet ALeRT ainsi que les recherches et les études menées sur le littoral morbihannais depuis plusieurs années, à la Société Polymathique du Morbihan.

Le projet ALeRT (Archéologie, Littoral et Réchauffement Terrestre), créé en 2006 dans le cadre du CReAAH (Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire) s’intéresse à la vulnérabilité du patrimoine culturel côtier face aux effets des changements climatiques et de la pression anthropique sur le littoral. Il est actuellement soutenu par la Fondation de France (2016-2018) : « Quel devenir pour le littoral Manche-Atlantique et son patrimoine ? Apport de l’interdisciplinarité et de la science participative ».

Ce projet a de multiples objectifs, dont le développement d’aide à la priorisation des actions sur le terrain sur ces sites littoraux menacés de disparition, de dresser un état sanitaire du patrimoine littoral, ou encore de sensibiliser la communauté scientifique et le grand public à cette problématique en les invitant à participer à la démarche.

Après une présentation de ce projet, nous verrons comment 10 ans d’ALeRT ont permis de montrer l’importance de ce patrimoine côtier et surtout de sa vulnérabilité à travers des exemples à l’Est de la presqu’île de Quiberon. Nous insisterons particulièrement sur la presqu’île de Rhuys, qui était la « zone teste » du projet ALeRT et qui fait l’objet d’un suivi régulier de la part des archéologues, mais aussi d’amateurs qui ont permis la découverte de nombreux sites archéologiques.

« ALeRT sur le littoral finistérien », le 25 mars à la Société Archéologique du Finistère

Le 25 mars, nous présenterons le projet ALeRT ainsi que les recherches et les études menées sur le littoral finistérien depuis plusieurs années, à la Société Archéologique du Finistère.

Une sépulture d’enfant de l’âge du Bronze sur Kemenez : premiers éléments (Finistère)

Par Henri Gandois

Les tempêtes de l’hiver 2014 ont mis au jour de nombreux sites sur les côtes atlantiques avec une concentration particulière sur îles de la mer d’Iroise. Si plusieurs de ces sites ont disparu corps et biens sans autre intervention qu’une maigre documentation photographique, d’autres fort heureusement ont pu être fouillés au moins partiellement (Gandois et Quesnel, 2014 ; Gandois et al., 2015a et b). L’un de ceux-ci, situé sur l’estran sud de l’île de Kemenez était constitué d’un amas coquillier renfermant des restes humains en connexion partielle, un aménagement périphérique de petits trous de piquets a également pu être mis en évidence, malheureusement, la mer ayant détruit une partie importante du site, aucune vision d’ensemble n’était disponible (Gandois et al., 2015b).

La fouille de 2015 s’est attachée à documenter et prélever les restes humains qui apparaissaient en coupe avant qu’un nouveau coup de mer ne les fasse définitivement disparaître. Deux individus ont été identifiés, l’un d’eux n’étant représenté que par son atlas, le reste des ossements ayant été très probablement avalé par la mer, le deuxième lui étant en connexion partielle et son dépôt correspond a priori à une inhumation primaire (Chambon in Gandois et al., 2015b). Trois datations ont alors été réalisées, deux sur les restes de chaque individu et la dernière sur une graine, toutes renvoient à la fin du Bronze ancien et au Bronze moyen. Pour des raisons de temps la fouille 2015 n’a pas pu terminer la fouille intégrale de l’amas coquillier, la priorité ayant été donnée aux restes humains, il restait donc deux poches de coquillages en coupe dans les bermes nord et ouest. Une nouvelle intervention a donc été menée en novembre 2016 afin de terminer la fouille de l’amas. Or si les limites de l’amas ont vite été atteintes, en élargissant l’emprise du chantier l’équipe (*) a eu la surprise de mettre au jour une sépulture d’enfant juste en limite de l’amas (qui recouvrait partiellement les jambes du défunt).

En haut à gauche : première vue vers l’est de la structure. En haut à droite : vue vers l’est après un premier démontage, noter le squelette au centre. En bas à gauche : vue de détail du corps. En bas à droite : vue vers l’est de la structure après démontage, remarquer sur le pourtour de la fosse les pierres de chant formant des dispositifs de calage pour des piquets.

Le corps est en connexion et en excellent état de conservation, chose particulièrement rare pour la Bretagne où l’acidité des sols détruit rapidement les restes osseux. Néanmoins ce n’est pas non plus exceptionnel notamment pour l’âge du Bronze (Tonnerre, 2015). La proximité avec l’amas coquillier dont le calcaire des coquilles contribue à remonter le pH du sol explique la préservation des ossements. L’enfant était placé dans une petite fosse circulaire d’environ un mètre de diamètre. Fléchi sur le côté gauche, il était disposé la tête à l’ouest, regardant vers le sud et les pieds à l’est. Aucun mobilier funéraire n’était associé, mais un ensemble de trous de piquets avec des pierres de calage était visible sur le pourtour de la fosse délimitant ainsi la sépulture.

Le corps a pu être daté par le radiocarbone, il remonte à la fin du Bronze ancien (1700/1610 Cal BC), néanmoins s’agissant d’un enfant insulaire peut-être non encore sevré, son régime alimentaire, via le lait de sa mère ou non, devait comporter une très forte proportion de ressources marines d’où un probable « effet réservoir » au niveau de la datation. Le d13C particulièrement élevé semble confirmer cette hypothèse.

Pour des raisons de temps et d’accessibilité à l’île la zone au nord-ouest de la fosse n’a pas pu être fouillée, mais la présence d’une grande dalle de chant laisse supposer qu’il puisse y avoir une autre sépulture adjacente, cependant l’éloignement avec l’amas coquillier se faisant plus grand, les chances de mettre au jour des restes osseux sont plus minces.

Les analyses sur le squelette ont à peine débuté, mais nous espérons qu’elles puissent être les plus complètes possible (ADN, strontium, parasitologie, etc.) car l’opportunité d’étudier un squelette de l’âge du Bronze très bien conservé en Bretagne n’est que trop rare. D’autres informations à suivre bientôt…

(*) Un grand merci à Marie Balasse, Cindy Odet-Kerhir et Yvon Dréano pour leur participation enthousiaste à l’opération


Bibliographie :

GANDOIS H. (dir.) et la collaboration de QUESNEL L. 2014. Rapport d’opération (fouilles archéologiques d’urgence en contexte d’estran) sur les îles de Kemenez et Trielen (Le Conquet, Finistère), opération n°OA-2435, DRASSM, 21 p.

GANDOIS H. (dir.), avec les contributions de BERRIO L., BLAISE E., DRÉANO Y., FONTANA L., IHUEL E., SALANOVA L., STÉPHAN P., et la collaboration de BEDAULT L., CHAMBON P., CUISNIER D., HACHEM L., LEDUC C., PILIOUGINE C., RAFFIN A. 2015a. Rapport d’opérations (fouilles archéologiques d’urgence en contexte d’estran) sur les îles de Kemenez, Béniguet et Trielen (Le Conquet, Finistère), opération n°OA-2463, DRASSM, 147 p.

GANDOIS H. (dir.), avec les contributions de CHAMBON P., DRÉANO Y., FAVREL Q., IHUEL E., MAIGROT Y., PETER P. et la collaboration de BEDAULT L., HACHEM L., LEDUC C. 2015b. Rapport préliminaire d’opération (fouilles archéologiques d’urgence en contexte d’estran) sur l’île de Kemenez et l’îlot du Ledenez Vraz Kemenez (Le Conquet, Finistère), opération n°OA-2643, DRASSM, 71 p.

TONNERRE L. 2015. Étude archéo-anthropologique des squelettes de l’âge du Bronze en Bretagne, Mémoire de Master 2, (dir. C. Marcigny), Université de Rennes 2, 2 vol., 186 p. et 579 p.

Le site de Fouly, à Réville (Manche)

Par Henri Gandois

En juin 2016, une opération de sondage archéologique d’une durée de deux semaines (Gandois et al., 2016) a eu lieu sur l’estran dans l’anse de Fouly, le long de la commune de Réville, dans la pointe nord-est du Cotentin, Manche (fig. 1). Le potentiel archéologique de la zone était connu depuis au moins les années 50, mais à part une opération d’envergure sur un cimetière mérovingien à la pointe de la Loge (Scuvée, 1973), il n’avait donné lieu qu’à de petites opérations ponctuelles et à de nombreux ramassages de surface. Mise à part une occupation romaine avérée au sud de la pointe de Dranguet, les structures et le mobilier mis au jour alors laissaient places à des interprétations et surtout des attributions chronologiques assez variables allant d’un « Chalcolithique de type atlantique » (Scuvée, 1969, p. 279) à des « tombes vikings » (Boüard, 1964, p. 263 ; Scuvée et Verague, 1986, p. 187).

Fig. 1 – Localisation de la fouille dans l’anse de Fouly (source : Géoportail IGN).

Un récent désensablement de l’anse au début des années 2010 a permis de constater que de nombreuses structures en creux ainsi qu’un abondant mobilier archéologique étaient encore présents. Parmi les structures aperçues, certaines abritaient des éléments ligneux qui semblaient en très bon état de conservation, cependant leur exposition biquotidienne au rythme des marées les dégradait rapidement et il a donc été décidé de déposer une demande de sondage.

Lors de cette campagne, les moyens mécaniques ayant été interdits, seules quatre fenêtres de sondage ont été ouvertes pour une surface totale d’à peine plus de 120m2. En effet la situation du site à environ 4m au-dessus du zéro SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) impliquait qu’il était recouvert à chaque marée, même en période de mortes-eaux. L’absence de moyen mécanique empêchait toute tentative de protection sérieuse et il fallait donc se résoudre à voir les fenêtres de sondage recouvertes et ré-ensablées deux fois par jour. Au final ce sont cinq structures, trois fosses, un fossé et un puits qui ont été mises au jour, fouillées et datées. Les trois fosses sont attribuées au Bronze ancien (fig. 2), malheureusement elles avaient été vidées par les marées et n’ont donc livré aucun mobilier, si ce n’est des éléments intrusifs de la Seconde Guerre Mondiale. Les deux autres structures, fossé et puits sont elles datées du premier âge du Fer, le puits est particulièrement intéressant en raison de la parfaite conservation de ses éléments en bois (fig. 3), plusieurs ont pu être prélevé dont une échelle ; l’ensemble est encore en cours d’étude.

Fig. 2 – Relevés en plan et ortho-photographie reconstituée à partir d’un modèle photogrammétrique 3D des trois fosses du Bronze ancien (relevé A. Cantin et L. Gantier, DAO C. Farnié-Lobensteiner ; clichés H. Gandois)

La campagne de fouille 2016, malgré des moyens uniquement manuels forcément limités, a néanmoins permis de confirmer tout le potentiel archéologique de la zone, et même au-delà car d’autres structures avec des éléments ligneux nous ont été signalées à presque 1 500m au nord de l’anse de Fouly. L’étude géomorphologique a aussi permis de constater qu’au moins deux niveaux de sol sont conservés, l’un correspondant à une occupation attribuable au Bronze ancien ; l’autre, plus récent, reste à dater précisément. Cependant ces niveaux disparaissent rapidement, totalement arasés par la mer dès que l’on descend vers le bas de l’estran. Les structures en bois sont parfaitement bien conservées permettant d’être raisonnablement optimiste pour espérer en retrouver de nouvelles lors de fouilles futures. Enfin la présence importante de structures de l’âge du Fer (nombre d’entre elles pourraient être liées à une production de sel) ne laisse pas d’étonner étant donné que quasiment aucun mobilier de cette période n’avait été mentionné lors des opérations et ramassages précédents. Une opération de prospection à l’aide d’un magnétomètre couplé à un DGPS va être tentée en 2017 afin de tenter de repérer et de cartographier toutes les structures, mais également si possible d’identifier celles contenant encore des éléments ligneux.

Fig. 3 – En haut : relevé en plan de la fenêtre III après premier décapage du sable ; en bas : ortho-photographie reconstituée à partir d’un modèle photogrammétrique 3D du puits du premier âge du Fer de la fenêtre III (relevé : C. Odet-Kerhir et L. Dutouquet, DAO C. Farnié-Lobensteiner ; clichés H. Gandois)

Bibliographie :

BOUARD De M. 1964. Sépultures énigmatiques à Réville (Manche), Annales de Normandie, vol. 14 (2), p. 258-263.

GANDOIS H., MARCIGNY C. (dir.), avec les contributions de BERNARD V., DRÉANO Y., FARNIE-LOBENSTEINER C., LAFORGE M., ROUSSEAU L., et la collaboration de BILLARD C. et QUESNEL L. 2016. Rapport final d’opération de sondages, anse de Fouly, Réville, Cotentin (Manche), opération n°OA-2885, DRASSM, 119 p.

SCUVÉE F. 1969. Contribution à l’étude des niveaux de tourbe submergés des plages du Cotentin, Revue de la Manche, t. 42, p. 273-281.

SCUVÉE F. 1973. Le cimetière barbare de Réville (Manche), VIème – VIIème siècles, Fouilles 1959 – 1966, Caen, 250 p.

SCUVÉE F., VERAGUE J. 1986. Étude Géomorphologique des Formations Meubles Quaternaires de la Côte du Val-de-Saire (Basse Normandie). In P. Johnston, The Archaeology of the Channel Islands,  Chichester, Phillimore, p. 170-206.