Séminaire sur « l’exploitation du sel au cours de la Protohistoire » le 29 novembre 2017 à Nantes

Le 29 novembre 2017, nous allons participer au séminaire L’exploitation du sel au cours de la Protohistoire organisé par Sylvie Boulud-Gazo et Julie Remy. Il se déroulera à l’Université de Nantes, dans la salle de conférence du bâtiment Censive.

Notre présentation portera sur « L’érosion sur les ateliers de bouilleurs de sel breton : apport du projet ALeRT sur des sites menacés ». Retrouvez ici les différentes communications de la journée.

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ALOA – ALeRT Outre Atlantique

Le projet ALeRT connaît un nouvel essor géographique !

En effet, les outils ALeRT vont être adaptés sur l’île de Porto Rico grâce au montage de projet international et à un financement de la Maison des Sciences de l’Homme en Bretagne.

Les littoraux subissent depuis plusieurs décennies une évolution rapide et des risques accrus (érosion, submersion…) menaçant non seulement des populations actuelles mais aussi le patrimoine naturel et culturel côtier. Ainsi, des milliers de sites archéologiques et historiques sont chaque jour menacés de disparition, avec ce que cela suppose de perte du point de vue patrimonial et scientifique. En réponse à cette problématique, un programme de recherche et de science participative est développé depuis 2006 dans l’Ouest de la France et rayonne sur la façade atlantique de l’Europe, le projet ALeRT (Archéologie Littoral et Réchauffement Terrestre), dont les principaux objectifs sont la connaissance du patrimoine littoral, l’évaluation de sa vulnérabilité et des moyens d’intervention, la sensibilisation des communautés et des gestionnaires. Ce projet est porté par un groupe interdisciplinaire et interinstitutionnel de chercheurs ; forts de 10 années d’expérience régionale et nationale, ils proposent aujourd’hui de mettre leur démarche et les outils innovants déjà développés au service d’un programme, géographiquement plus étendu, en partant de l’Armorique pour aller vers l’Amérique, et plus précisément les îles de la mer des Caraïbes. « ALeRT Outre Atlantique » (ALOA) vise le développement d’une coopération internationale sur cette thématique, le terrain d’étude retenu étant l’île de Porto Rico avec Isabel Rivera Collazo pour la première phase (2017-18), qui pourra être étendu ensuite à plusieurs îles des petites et grandes Antilles.

Journées du CReAAH les 12-13 mai 2017

Chaque année, le CReAAH (Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire) organise des journées informant des derniers résultats de l’UMR. Elles se tiendront les vendredi et samedi 12 et 13 mai 2017 dans l’amphithéâtre Louis-Antoine, bâtiment 2A sur le campus de Beaulieu à Rennes.

Nous présenterons la communication : « ALeRT – L’archéologie littorale versus l’érosion. Chronique 2016-2017 » qui sera l’occasion de faire le bilan d’un an de travail du projet ALeRT et du soutien de la Fondation de France.

Sondage archéologique à Plougasnou

Du 27 au 31 mars, nous étions en sondage archéologique sur la commune de Plougasnou, avec la société HELP.

Ouest-France et Le Télégramme en ont fait des articles parus le 6 avril 2017.

Les premiers résultats des sondages ont été présentés lors d’une conférence à saint-Jean-du-Doigt le 22 septembre 2017, que vous pouvez retrouver dans le Ouest-France et Le Télégramme.

Prospections à l’île de Groix, du 2 au 5 mars 2017

Du 2 au 5 mars, une partie de l’équipe ALeRT, accompagné des prospecteurs bénévoles (et parfois inventeurs des sites) sera à l’île de Groix, pour une opération de prospections sur le littoral avec différents objectifs :

– Faire un relevé et une étude topographique de l’éperon barré de l’âge du Fer de Kervédan, par Hervé Duval, dans le cadre de sa thèse intitulée « Les sites fortifiés littoraux de la façade Manche-Atlantique de l’Europe : territoires, échanges et pouvoirs, au 1er millénaire avant notre ère » (Université de Rennes 1)

– Faire un relevé et une étude topographique du site mésolithique du Gorzed par Gaëlle-Anne Denat dans le cadre de son Master II à l’Université de Rennes 2 et Jorge Calvo Gomez, dans le cadre de sa thèse portant sur « Les systèmes techniques des chasseurs cueilleurs maritimes d’Europe Atlantique » (Université de Rennes 1)

– Faire un bilan sanitaire des sites menacés et connus depuis plusieurs années, par Chloë Martin en tant que chargée de coordination du projet ALeRT, et les 3 archéologues susmentionnés.

Tout ce travail ne pourrait être réalisé sans les découvertes des prospecteurs bénévoles, et des différents programmes de recherche qui ont existé et qui existent encore sur l’île de Groix.

Le site de Fouly, à Réville (Manche)

Par Henri Gandois

En juin 2016, une opération de sondage archéologique d’une durée de deux semaines (Gandois et al., 2016) a eu lieu sur l’estran dans l’anse de Fouly, le long de la commune de Réville, dans la pointe nord-est du Cotentin, Manche (fig. 1). Le potentiel archéologique de la zone était connu depuis au moins les années 50, mais à part une opération d’envergure sur un cimetière mérovingien à la pointe de la Loge (Scuvée, 1973), il n’avait donné lieu qu’à de petites opérations ponctuelles et à de nombreux ramassages de surface. Mise à part une occupation romaine avérée au sud de la pointe de Dranguet, les structures et le mobilier mis au jour alors laissaient places à des interprétations et surtout des attributions chronologiques assez variables allant d’un « Chalcolithique de type atlantique » (Scuvée, 1969, p. 279) à des « tombes vikings » (Boüard, 1964, p. 263 ; Scuvée et Verague, 1986, p. 187).

Fig. 1 – Localisation de la fouille dans l’anse de Fouly (source : Géoportail IGN).

Un récent désensablement de l’anse au début des années 2010 a permis de constater que de nombreuses structures en creux ainsi qu’un abondant mobilier archéologique étaient encore présents. Parmi les structures aperçues, certaines abritaient des éléments ligneux qui semblaient en très bon état de conservation, cependant leur exposition biquotidienne au rythme des marées les dégradait rapidement et il a donc été décidé de déposer une demande de sondage.

Lors de cette campagne, les moyens mécaniques ayant été interdits, seules quatre fenêtres de sondage ont été ouvertes pour une surface totale d’à peine plus de 120m2. En effet la situation du site à environ 4m au-dessus du zéro SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine) impliquait qu’il était recouvert à chaque marée, même en période de mortes-eaux. L’absence de moyen mécanique empêchait toute tentative de protection sérieuse et il fallait donc se résoudre à voir les fenêtres de sondage recouvertes et ré-ensablées deux fois par jour. Au final ce sont cinq structures, trois fosses, un fossé et un puits qui ont été mises au jour, fouillées et datées. Les trois fosses sont attribuées au Bronze ancien (fig. 2), malheureusement elles avaient été vidées par les marées et n’ont donc livré aucun mobilier, si ce n’est des éléments intrusifs de la Seconde Guerre Mondiale. Les deux autres structures, fossé et puits sont elles datées du premier âge du Fer, le puits est particulièrement intéressant en raison de la parfaite conservation de ses éléments en bois (fig. 3), plusieurs ont pu être prélevé dont une échelle ; l’ensemble est encore en cours d’étude.

Fig. 2 – Relevés en plan et ortho-photographie reconstituée à partir d’un modèle photogrammétrique 3D des trois fosses du Bronze ancien (relevé A. Cantin et L. Gantier, DAO C. Farnié-Lobensteiner ; clichés H. Gandois)

La campagne de fouille 2016, malgré des moyens uniquement manuels forcément limités, a néanmoins permis de confirmer tout le potentiel archéologique de la zone, et même au-delà car d’autres structures avec des éléments ligneux nous ont été signalées à presque 1 500m au nord de l’anse de Fouly. L’étude géomorphologique a aussi permis de constater qu’au moins deux niveaux de sol sont conservés, l’un correspondant à une occupation attribuable au Bronze ancien ; l’autre, plus récent, reste à dater précisément. Cependant ces niveaux disparaissent rapidement, totalement arasés par la mer dès que l’on descend vers le bas de l’estran. Les structures en bois sont parfaitement bien conservées permettant d’être raisonnablement optimiste pour espérer en retrouver de nouvelles lors de fouilles futures. Enfin la présence importante de structures de l’âge du Fer (nombre d’entre elles pourraient être liées à une production de sel) ne laisse pas d’étonner étant donné que quasiment aucun mobilier de cette période n’avait été mentionné lors des opérations et ramassages précédents. Une opération de prospection à l’aide d’un magnétomètre couplé à un DGPS va être tentée en 2017 afin de tenter de repérer et de cartographier toutes les structures, mais également si possible d’identifier celles contenant encore des éléments ligneux.

Fig. 3 – En haut : relevé en plan de la fenêtre III après premier décapage du sable ; en bas : ortho-photographie reconstituée à partir d’un modèle photogrammétrique 3D du puits du premier âge du Fer de la fenêtre III (relevé : C. Odet-Kerhir et L. Dutouquet, DAO C. Farnié-Lobensteiner ; clichés H. Gandois)

Bibliographie :

BOUARD De M. 1964. Sépultures énigmatiques à Réville (Manche), Annales de Normandie, vol. 14 (2), p. 258-263.

GANDOIS H., MARCIGNY C. (dir.), avec les contributions de BERNARD V., DRÉANO Y., FARNIE-LOBENSTEINER C., LAFORGE M., ROUSSEAU L., et la collaboration de BILLARD C. et QUESNEL L. 2016. Rapport final d’opération de sondages, anse de Fouly, Réville, Cotentin (Manche), opération n°OA-2885, DRASSM, 119 p.

SCUVÉE F. 1969. Contribution à l’étude des niveaux de tourbe submergés des plages du Cotentin, Revue de la Manche, t. 42, p. 273-281.

SCUVÉE F. 1973. Le cimetière barbare de Réville (Manche), VIème – VIIème siècles, Fouilles 1959 – 1966, Caen, 250 p.

SCUVÉE F., VERAGUE J. 1986. Étude Géomorphologique des Formations Meubles Quaternaires de la Côte du Val-de-Saire (Basse Normandie). In P. Johnston, The Archaeology of the Channel Islands,  Chichester, Phillimore, p. 170-206.

« Archéologie sous-marine au Ponant, actualité de la recherche » le 5 novembre

L’Adramar (Association pour le Développement de la Recherche en Archéologie MARitime) organise le 5 novembre à Saint-Malo, une journée d’études intitulée « Archéologie sous-marine au Ponant, actualité de la recherche ». Le programme est accessible ici.

17 septembre : Le patrimoine archéologique du littoral breton, 30 ans d’étude et de valorisation

Dans le cadre des journées du patrimoine les 17 et 18 septembre 2016, Marie-Yvane Daire et Alain Mercier feront une conférence sur Le patrimoine archéologique du littoral breton, 30 ans d’étude et de valorisation

« L’association AMARAI (Association Manche Atlantique pour la recherche archéologique dans les Îles) contribue depuis près de trois décennies à l’inventaire, l’étude, la valorisation et la sauvegarde du patrimoine archéologique des îles et du littoral de Bretagne. Les actions, thématiques ou géographiques, couvrent un champ chronologique très vaste, depuis la préhistoire ancienne jusqu’à nos jours. Deux thèmes de sensibilisation du public et des acteurs territoriaux : des sites archéologiques menacés par les effets des changements climatiques sur les côtes – l’inventaire des fours à goémon, est mené conjointement avec le service de l’Inventaire de la Région Bretagne. »

Cette conférence se tiendra le 17 septembre 2016 à 17h à Porspoder.

Quels littoraux pour demain en Bretagne-Loire ? Du 6 au 8 octobre

Le colloque « Quels littoraux pour demain en Bretagne-Loire ? À la rencontre des chercheurs et des acteurs du territoire » organisé par la Fondation de France se tiendra à Brest et Ouessant les 6, 7 et 8 octobre 2016.  C’est la première édition des rencontres territoriales en Bretagne.

Il a pour objectif :

  • Créer une réflexion collective autour des problématiques environnementales et de gestion du littoral
  • Identifier les questions des gestionnaires pour les chercheurs
  • Tisser et encourager des partenariats entre gestionnaires et scientifiques

Plus d’informations sur le site de la Fondation de France

2016

Suite à la publication du rapport « World Heritage and Tourism in a Changing Climate » le 26 mai 2016 par l’UNESCO (téléchargeable sur le site), de nombreux articles de presse ont été publiés, dont voici quelques exemples :

« Usan tecnología láser para analizar el impacto de la erosión del mar en 5 castros », un article de María Cuadrado – La Voz de Galicia, 19 novembre 2016